Chapitre 2

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lundi 30 octobre 2017

Le CETA : nouvel épisode – où l'on voit le gouvernement prendre les gens pour des ânes

Chacun qui a un âne dans son entourage ignore pourquoi cet animal a la réputation d'être bête, mais on sait en revanche qu'il est têtu. Le gouvernement semble prendre les gens pour des ânes : constatant qu'ils sont suffisamment têtus pour se mobiliser contre les accords comme le Tafta puis le CETA, il pense aussi qu'ils sont assez bêtes pour se laisser piéger par de belles promesses.

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samedi 7 octobre 2017

CETA : Le gouvernement français embêté par sa propre commission d'experts

Qui a dit que si on voulait noyer un problème, il fallait créer une commission? Le gouvernement français a nommé une commission d'experts chargée d'évaluer les problèmes posés par le CETA, et patatras! Cette commission s'avise de dire que l'accord est dangereux. Pourtant composée de personnes peu suspectes d'avoir le moindre penchant pour l'économie planifiée, la commission a reconnu ce que dit le mouvement social depuis maintenant des années : le CETA fait obstacle par sa nature à certains principes fondamentaux et à des choix publics essentiels.

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dimanche 19 mars 2017

Le Ceta est contagieux

RÉSUME DES ÉPISODES PRÉCÉDENTS:

Le 15 février, le Parlement européen a ratifié l'Accord économique et commercial global, plus connu sous le sobriquet de "CETA".

En dépit d'une forte opposition populaire manifestée par un initiative citoyenne européenne auto-organisée recueillant plus de trois millions de signatures, par plus de mille deux cent déclarations de collectivités territoriales dites "hors Tafta" et "hors Ceta", par des mises en garde sans nombre de professionnels de la justice, des syndicats agricoles et de salariés, des représentants des PME et de certains secteurs industriels, sans parler des organisations de défense du consommateurs, de l'environnement et même des droits humains, le CETA a été ratifié alors qu'il porte une profonde libéralisation d'un nombre considérable de secteurs d'activités et promeut deux mécanismes particulièrement attentatoires à certains principes fondamentaux; le mécanisme d'arbitrage et celui de coopération réglementaire.

Le combat se poursuit et porte désormais sur les ratifications nationales.

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mardi 14 février 2017

Ratification du CETA : un clou supplémentaire dans le cercueil du projet « européen »

Le 15 février 2017, en ratifiant l'Accord économique et commercial global (CETA en anglais) entre l'Union européenne et le Canada, le Parlement européen a démontré une fois de plus, s'il en était besoin, qu'il n'est plus possible d'attendre quoique ce soit des institutions de l'Union européenne qui aille dans le sens de l'intérêt général. Pour ceux qui suivent les agissements de l'UE, ce n'est pas une surprise. Pour ceux qui feignent ou croient réellement que les institutions de l'UE sont des garde-fous à la mondialisation, il leur faut accepter la désillusion. Car, au-delà des options partisanes que chacun peut légitimement défendre, cet accord est indéfendable tant il attente aux principes les plus fondamentaux de la démocratie et tant il va à l'encontre des intérêts les plus clairs des populations. De surcroît, l'adoption d'un tel texte est fondamentalement contraire au projet soit disant défendu par l'Union européenne, cette fameuse « Europe » de la paix et de la prospérité partagée, puisqu'il porte en lui-même les ferments d'une dislocation supplémentaire d'une Union qui n'a plus d'union que le nom.

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jeudi 15 décembre 2016

Déclaration de Namur : une étape dans la prise de conscience

La résistance du Parlement wallon et du ministre-président Magnette à la signature du CETA en octobre dernier n'aura beau avoir duré que quelques jours, il reste qu'elle produit certains effets politiques. Alors que le gouvernement fédéral belge est en train d'user d'arguties juridiques pour essayer de revenir sur son engagement de saisir la Cour de Justice de l'Union sur la compatibilité du CETA aux textes européens, le temps semble venu en effet pour eux de formuler des propositions sur ce que pourrait être un processus un peu plus démocratique dans l'adoption des traités.

On trouvera dans la déclaration de Namur des choses intéressantes, mais elle ne peut constituer qu'une étape.

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jeudi 24 novembre 2016

Putsch au Parlement européen : vers une ratification du CETA sans débat

C'est maintenant un fait établi, les néo-libéraux détestent les débats démocratiques. Ils viennent d'en faire une démonstration supplémentaire au Parlement européen. 

Jeudi 18 novembre se réunissait, comme tous les jeudis, la conférence des présidents du Parlement qui regroupe celui du Parlement, le social démocrate Schultz, et ceux des groupes politiques, conférence chargée d'établir l'agenda. Sous l'impulsion des groupes politiques majoritaires, le Parti populaire européen ( PPE- conservateur) et le groupe Social démocrate (S&D) et avec la complicité active du président Schultz, ce groupe a décidé d'interdire le débat au sein même de la seule institution élue de l'Union européenne. En effet, les commissions environnement et emploi ne seront pas saisies.

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mardi 1 novembre 2016

La signature du CETA ou les joies de la post-démocratie

On se souviendra de la petite Wallonie dont le parlement régional aura résisté à l'envahisseur CETA au point que l'espace de deux semaines son photogénique ministre-président a pu être icônisé comme un Astérix belge : certains pensaient sérieusement se faire des parties de gaufres ou se prendre une cuite à la bière (belges, évidemment) en hommage à cette bande de crânes durs qui ne comprennent rien aux beautés formelles du libre-échange et de son cortège obligé de privatisations, « d'assouplissements » réglementaires et de régressions diverses.

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lundi 24 octobre 2016

CETA : le caillou wallon dans le godillot européen (ou dans la chaussure des eurobéats)

L'arrogance de la Commission européenne et de ses thuriféraires en prend décidément un coup ces temps-ci. Alors que déjà l'Union européenne doit faire face à cet événement sans précédent qu'est la sortie d'un de ses membres, voilà que s'invite un sujet de plus à l'agenda chargé du Conseil européen : la résistance d'un pays à l'accord de libre-échange UE-Canada, le désormais célèbre CETA.

Ordinairement, les accords de libre-échange font l'objet entre gouvernements d'un consensus jamais discuté : il est inscrit dans le marbre que le libre-échange est bon pour l'Union européenne et ses habitants, qu'il permet la création de richesses et d'emplois par la captation des marchés à l'étranger par « nos » entreprises transnationales, en somme, qu'il est l'alpha et l'oméga du bonheur sur Terre. Mais voilà que le CETA, un accord « moderne » et « équilibré » si on en croit le gouvernement français, fait l'objet d'une résistance inattendue. Le Premier ministre canadien doit venir à la fin de ce mois pour une signature en grande pompe d'un accord qui aura été négocié pendant des années, et contre toute attente un Parlement régional se met en tête de tout bloquer. Ce n'est même pas un Etat qui résiste mais seulement une région d'un petit pays, la région Wallonie-Bruxelles. En refusant au gouvernement fédéral belge la délégation de signature, le Parlement wallon l'empêche d'accepter l'accord. Et les rebondissements de se succéder, avec menaces, chantage, déclarations tonitruantes, cavalcades dans les couloirs, sur fond d'ambiance dramatico-comique à mi-chemin entre Game of Thrones et les télénovelas brésiliennes.

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mardi 11 octobre 2016

Ubu à l'Assemblée nationale : le PS a encore frappé

Les mobilisations contre les traités transatlantiques commencent à faire tache d'huile. Des députés PS et Verts ont pris l'initiative de protester contre l'application provisoire. Cent deux députés ont signés une lettre ouverte adressée au Président de la République.(Courrier au Président de la République 21 septembre 2016.pdf)

Fort de ce soutien, quatre députés déposent un projet de motion à la Commission des affaires européenne de l'Assemblée.

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