Vous n’êtes pas invités à la fête, mais à la fin c’est vous qui payerez ces choix et ces non-choix. Chapitre2 vous invite à un survol accompagné du document, à ce qu’il dit et surtout ce qu’il ne dit pas. Le discours implicite contenu dans ce document est révélateur des priorités de la Commission, et sous couvert pédagogique et stimulant passe sur les choix fondamentaux opérés et les idées, pas franchement nouvelles, qui y sont synthétisées.

 

Le texte se divise en quatre parties : une brève introduction conforte la légende dorée de l’Union européenne, une deuxième partie consacrée aux moteurs de l’avenir évoque une troublante similarité avec ceux du passé, une troisième décrit cinq scénarios qui sont autant d’avenirs possibles ou souhaités par nos amis de Bruxelles, et la quatrième synthétise « la voie à suivre ».

 

Passé recomposé

L’introduction est une lecture qui mettra rudement à l’épreuve les esprits les plus solides. Elle a le mérite de condenser en à peine deux pages poncifs éculés, images d’Epinal et relecture de l’Histoire. La première phrase est digne du dernier blockbuster hollywoodien « Pendant des générations, l’Europe a toujours été synonyme d’avenir » (voix grave et images de constellations en arrière-plan) avant d’ouvrir sur les origines mythiques de l’Union européenne, avec en première ligne cette fois le manifeste de persécutés du fascisme et l’évocation des architectes de la paix. Certes ce n’est pas totalement faux mais, comme souvent dans ce document, ce qui n’est pas écrit en dit plus long que ce qui y figure. Oubliés donc, les intérêts industriels, les banquiers coquins et copains de Monnet, les amis de Hayek, le colloque Walter Lippmann de 1938, et la société du Mont-Pèlerin en 1947, les pionniers de l’ordolibéralisme, les appointements de la CIA pour le Mouvement européen via l’American Committee on United Europe, la lutte anti-communiste, etc. Oubliée donc l’historiographie récente[2] écrite à la lumière des déclassifications des US National Archives du début de ce siècle. Serait-ce honteux ? Ou s’agit-il de gommer que l’UE est aussi la résultante d’un rapport de forces, et pas seulement des bons sentiments de dirigeants européens chargés d’encadrer, pour la troisième fois en sept décennies, l’envahissante hybris d’outre-Rhin.

Sept décennies de plus et, le rappelle notre libre blanc, c’est toujours la paix sur le continent (farewell Sarajevo) pour des Européens « libres et prospères » (sourire cramoisi du soleil de la costa brava, double pinte en main – c’est-y pas beau la liberté prospère, camarade ?), grâce à toutes ces générations qui se sont sacrifiées pour notre paix, etc. C’est un peu oublier encore une fois la formidable dissuasion réciproque de la guerre froide entre les deux superpuissances d’alors, qui gela les nationalismes débordants, sans devoir grand-chose aux communautés européennes qui se constituaient alors.

Il est donc étonnant qu’un livre blanc, qui se veut normalement le moment d’une certaine transparence et solennité collective, repasse une couche de vernis sur ce vieux mythe fissuré ; que l’on cherche encore à enseigner ce qui, reconnaissons-le, est une joyeuse demi-vérité, voire un mensonge complet, sur les origines de l’Union européenne. Au point qu’il est commun de rencontrer aujourd’hui de nos compatriotes français ou européens, bien formés et pas moins bien intentionnés, qui croient encore, dur comme fer, charbon et acier, à ces origines diplomatiques dépassionnées, tournées uniquement vers l’intérêt général. Or, faire abstraction de ces intérêts géopolitiques, industriels et banquiers, des idéologies de puissance et ordolibérale qui les motivent, c’est cacher sous le tapis une des sources principales du malaise actuel, sur lequel s’interroge pourtant ce livre blanc.

Et ce premier chapitre de se clore comme il s’était ouvert, par une magnifique tarte à la crème en forme de question fermée, à nous interroger sur « l’avenir que nous voulons pour nos enfants ». A lire ce révisionnisme par le silence, la question n’est-elle pas plutôt de savoir, Messieurs-dames les eurocrates, quel passé vous souhaitez leur donner ?

 

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Avenir de la peur, peur de l’avenir

Mais l’introduction n’était qu’un échauffement. Il faut décrypter les « moteurs de l’avenir de l’Europe ». Voici que le livre blanc se lance dans une grande compétition d’enfonçage de portes ouvertes et autres sophismes. L’idée générale derrière, est simple : ayez peur. Craignez, pauvres mortels, les mouvements tectoniques du monde dont les ressorts vous sont indéchiffrables. Resserrez les rangs – derrière nous et nos flambeaux. Tout va mal, et ça peut être pire. Mais nous sommes là. Démonstration.

On apprend d’entrée de jeu que « l’espace est changeant dans un monde en mutation ». Diantre. « C’est qu’avant, figurez-vous ma bonne dame, le monde ne changeait jamais, ni ne se transformait. Mais de nos jours… Oh la la. Incontrôlable ». Antienne récurrente dans nos médias aussi, qui accompagne la litanie de la crise. On serait pourtant bien en peine de citer cinq années, disons depuis la Révolution française qui a ouvert l’époque contemporaine, où les contemporains n’ont pas connu eux-aussi une crise, politique, économique, diplomatique. C’est comme si cette inéluctable pression extérieure justifiait ces réformes précipitées, décidées en catimini par les grands de ce monde. Néanmoins, complète le livre blanc, malgré la crise l’Europe devient puissance. Les Européens sont riches, influents, attractifs et donc contribuent à la stabilité et à la sécurité. A titre d’exemple le livre blanc cite… l’Ukraine. Si si. Il est bien connu que les perspectives européennes qui lui ont été suggérées ont grandement contribué à sa stabilité. Sans rire.

Cette Europe puissance est cependant menacée par… la relativité. Le livre blanc nous apprend que la part de l’Europe dans le PIB mondial est en recul, tout comme sa monnaie. Sophisme de la démonstration, relatif et absolu. Relatif car il ignore l’Histoire – en tout cas celle d’avant la déclaration Schuman. L’Europe ne fait que rejoindre son rang après deux siècles de décollage et de domination impériale sur le reste d’un monde vassalisé pour les débouchés de l’industrie européenne. Appelons ça un retour à la normale, sans d’ailleurs trop anticiper les succès annoncés des émergents qui connaissent, eux aussi, leur lot de difficultés sur le chemin. Sophisme absolu aussi, car ces chiffres soigneusement sélectionnés ne mentionnent pas la richesse par habitant, si inégalement répartie – et ça c’est immuable – et à l’impact environnemental tellement élevé[3].

Mais faisons-nous peur encore : sans s’embarrasser d’explications sur les causes profondes, le livre cite pêle-mêle les mobilisations de troupes, le terrorisme, et la course aux armements. Il fournit même un listing des dépenses militaires en 2012 et en 2045, qui devrait pourtant relativiser bien des craintes. En 2012, France, Allemagne et Royaume Uni dépensent militairement 25% de plus que la méchante Russie, et seulement 30% de moins que la terrible Chine, sept fois plus peuplée. Si les proportions se réajustent pour le lointain 2045, la danse continue d’être menée, et de loin, par les dépenses étasuniennes. Qui devrait avoir peur ?

On notera quelques inversions de causes et conséquences - le retour de l’isolationnisme sèmerait le doute sur l’avenir du commerce international. Ah bon. Ce ne sont pas plutôt les promesses manquées du commerce international qui renforcent l’isolationnisme ? On s’extasiera aussi sur le style des paragraphes où, à chaque ligne ou presque, figure un «gros mot » anxiogène : crise, ébranlé, chômage, grande récession, crise (au cas où vous n’ayez pas suivi, c’est la crise), endettement, souffrir, problème, guerre, risque, perdre, inégalité, etc. Tout ça en moins de vingt lignes. Ayez peur vous dit-on, ayez peur.

Mais le salut vient : il faut se rassembler malgré les doutes sur « l’économie sociale de marché » - référence brève mais directe à l’idéologie ordolibérale d’outre-Rhin qui anime la construction européenne depuis ses débuts – et renforcer la « convergence des performances économiques et sociales ». Oui, parce qu’une société, ça doit être per-for-mant. C’est notre salut sur Terre. On vous laisse deviner dans quel sens elle ira, la convergence sociale. Le livre blanc rappelle aussi un des autres « moteurs de l’avenir » de l’Europe en appelant à la « modernisation » des systèmes de protection sociale. Vous avez appris ce que ça veut dire, « modernisation », en novlangue européenne : on balance tout au marché ; idem pour l’éducation et l’apprentissage. D’ailleurs le texte ne dit plus « éduquer » mais « développer les compétences » - terminologie qui sera familière à nos lecteurs enseignants les plus lucides sur les dégâts causés dans les nouvelles générations par ces critères éducatifs. Quant au monde du travail, il faut « accompagner son évolution » - ça tombe bien, chez nous la loi travail a anticipé la demande.

Et pour finir d’avoir peur, le meilleur arrive enfin : les menaces et la sécurité, qui « s’intensifient ». Evidemment. Et sans honte aucune ni souci de l’analyse, le livre blanc rassemble dans le même paragraphe migrations et terrorisme (on vous avait bien dit de vous méfier de tous ces gens bizarres) menaçant notre libre circulation. A vrai dire, quand on prend un peu de recul sur cette description peu rigoureuse du monde actuel, entre l’Europe puissante et résiliente, qui a vaincu la guerre froide et les affres du deuxième XXème siècle, et celle qui s’écroule après quelques (horribles) attentats, on se sait plus trop dans laquelle on vit. Une chose est cependant certaine : on a peur. Ou alors on choisit de rire des épouvantails de Bruxelles.

Le livre blanc déduit de ce paysage apocalyptique une « remise en question de la confiance et de la légitimité » de l’UE - convenons-en, pour le moins. Mais encore une fois il inverse causes et conséquences : l’indifférence et la méfiance vis-à-vis des pouvoirs publics seraient comblées par la rhétorique populiste et nationaliste. Il n’effleure pas ses rédacteurs que ce soit l’inverse : que l’action des pouvoirs publics ne laisse pas indifférent, mais que les choix de l’UE et des Etats-membres, cet ordolibéralisme aplanisseur de sociétés non « performantes » soit bien la source du repli nationaliste.

Pauvre Union européenne, menacée et incomprise. Non pas qu’elle ait pu commettre des erreurs d’appréciation ou de politique. Non, jamais. L’hypothèse n’apparaît pas dans le livre blanc. Tout fut bel et bon, tout le reste et tout le sera. Dans une époque où « l’information est aussi difficile à maîtriser » (quel aveu de puissance frustrée, au détour d’une phrase…) l’UE est tout simplement victime d’un syndrome de post-vérité. Elle doit donc être plus prompte à réagir et responsable. A la bonne heure. Malgré ces « moteurs de l’avenir » cauchemardesques – avoir peur d’un monde qui bouge quand les puissants avaient proclamé la fin de l’Histoire ; rester groupir en vénérant tout ce qui a été fait mais mal compris ; « moderniser » tout ce qui respire pour être performant – enfin nous pouvons envisager les scénarios de l’avenir.

 

 L'avenir en boîtes

Ces scénarios sont au nombre de cinq. Ils présentent assez adroitement une vision dynamique, avec des exemples de conséquences concrètes en termes de politique économique ou de vie quotidienne – même si aucun ne mentionne la transition vers l’économie bas-carbone, enjeu central des trois prochaines décennies. Inutile de les détailler tous, ils sont de toute façon brefs et largement résumés dans le livre blanc lui-même et l’attirail de communication qui a accompagné sa sortie. Chapitre2, rien que pour vos yeux, va simplement tenter de les caractériser dans leurs dits et leurs non-dits.

 

Le scénario 1, « s’inscrire dans la continuité », décrit exactement ce qu’il prétend. C’est l’UE d’aujourd’hui poussée dans la même voie, avec des variantes selon la conjoncture. On intensifie le commerce et la lutte contre le terrorisme, on se préoccupe un peu d’emploi et de changement climatique, de stabilité financière et tutti quanti. On améliore progressivement le fonctionnement de la zone euro (sans dire comment), la libre-circulation est garantie y compris en « voitures connectées » (sic), etc. Dans l’ensemble, tout va bien comme d’habitude, c’est-à-dire surtout pour les classes moyennes ++ qui bénéficiaient déjà de l’Europe. C’est un peu le « scénario Terra Nova » : l’UE, pour les classes moyennes, par les classes dirigeantes. Les autres attachez votre ceinture, surtout si votre voiture n’est pas connectée.

 

Le scénario 2 est intitulé « Rien d’autre que le marché unique », et c’est très habile de la part de la Commission. Car le parti-pris de sa description, est celui d’une Europe dystopique, où même la qualité de l’eau et de l’air décroît (à croire que VW a encore truqué ses tests). Or ce qui est entre les lignes, c’est que se focaliser sur le marché unique, c’est abandonner les autres politiques communes, sous-entendu faire place au chaos des plans A, B ou omega qui fleurissent à travers l’Europe et rejettent la soumission aux politiques communes. Les divergences entre Etats-membres augmentent donc, l’aspect sécuritaire aussi, les contrôles, etc. Bref, c’est le retour vers l’Europe du XIXème siècle que l’on nous dépeint, reposant sur des politiques bilatérales croisées, concurrentielles et chaotiques. Bouh. Si vous aviez peur jusqu’à maintenant, ce sera pire après. Et d’ailleurs on ne pourra même plus utiliser les « voitures connectées » d’un pays à l’autre. Le cauchemar, on vous dit.

 

Le scénario 3 est celui du volontarisme de l’avant-garde : « ceux qui veulent plus font plus ». Des coalitions de pays volontaires choisissent des thèmes de coopération renforcée. Comme Schengen ou l’euro – euh… attendez… Vous voulez dire que l’avenir existe déjà ? En fait oui, mais la tendance se renforce – résultant des renégociations d’un « plan A » qui aurait fonctionné ? Dans ce scénario la Commission prend acte pour l’avenir de l’impossibilité d’ avancées fiscales ou sociales à 27. Ceux-ci restent unis pour la forme, au risque de droits à plusieurs vitesses pour les citoyens. Quant aux voitures connectées  - pour ceux que ça intéresse encore - elles sont aussi elles aussi soumises aux limites frontalières des coopérations renforcées.

 

Le scénario 4, c’est « faire moins de manière plus efficace ». A le lire on a cependant l’impression d’y retrouver largement la situation actuelle : certaines compétences sont privilégiées, d’autres oubliées par une UE à 27 qui a réussi à se mettre d’accord sur les priorités. Au hasard – et ce livre blanc est parfois cyniquement réaliste – le commerce et la sécurité. L’euro est renforcé. Austérité, sécurité. On resserre l’ambition sur de vraies valeurs. Ordnung und Disziplin. Plus personne ne bouge. Même pas les voitures connectées.

 

Enfin, le scénario 5, c’est l’utopie. Le nirvana du fédéraliste. « Les Etats membres décident de mettre en commun davantage de pouvoirs, de ressources et de processus décisionnels dans tous les secteurs. » Commerce, défense, diplomatie, numérique, coordination budgétaire et fiscale, tout passe dans les mains de la Commission et de son projet de grand marché néolibéral. Au risque « d’aliéner certains pans de la société » - on imagine que ça veut dire que l’Europe sociale n’est toujours pas au rendez-vous, et que tout cela se produit dans un grand flou démocratique. Mais les voitures connectées, heureuses et épanouies, peuvent rouler à travers tout le continent. De Brest à Vladivostok, ou presque.

 

 

5002209_orig.jpgConclusion

Celle du livre blanc est assez formelle. Elle envoie ses dernières tartes à la crème (« offrir à nos enfants une vie meilleure que celle que nous même avons eue ») et annonce les documents de réflexion de la Commission à venir dans les prochains mois (social, monnaie, mondialisation, défense, finance – rien sur l’énergie pourtant centrale à la transition écologique d’ici à 2050). Elle passe complètement sous silence, dans sa chronologie, les enjeux forts que va présenter le Brexit : négociation du mandat d’ici mai 2017, approbation, puis négociations jusqu’en début 2019 dans un cadre que l’on imagine tendu et où la diplomatie britannique activera ses alliés libéraux internes.

 

Notre conclusion sera légèrement différente. Nous ne reprenons pas les éléments déjà décryptés plus haut – une légende dorée des origines, un discours anxiogène et normatif sur l’avenir, une incapacité totale à remettre en cause les choix faits jusqu’à présent – mais souhaitons souligner deux aspects.

Le premier, c’est que le document ne s’intéresse pas – même sous une forme édulcorée et présentable - aux rapports de force politiques et économiques sous-tendant la construction de l’Union européenne. Le terme « intérêt » apparaît une dizaine de fois dans des contextes assez anodins, mais on ne perçoit jamais quels sont ceux des acteurs : ceux qui ont fondé l’UE dont nous héritons – industriels en premier lieu, banquiers et financiers après l’Acte unique et Maastricht ; quels sont ceux qui la maintiennent aujourd’hui – productivistes, mercantiles et financiers pour l’essentiel – et ceux qui supplantent la vie démocratique que l’UE n’a pas – à travers les lobbys qui peuplent le Parlement notamment. L’UE est une communauté d’intérêts partagés, ce n’est pas en soi honteux. Quotidiennement les Etats y négocient sur la base de ces intérêts, les leurs ou ceux de leurs groupes d’intérêts, les dépassent souvent, s’y cramponnent parfois. Là n’est pas le problème en soi. Mais encore faut-il en parler, les identifier. Faute d’identifier ce qui fit le passé et le présent, comment envisager l’avenir. ?

Le deuxième est qu’il faut reconnaître l’allant de la démarche, à défaut de l’honnêteté du fond ou de la consistance de l’ouvrage, qui n’impressionnera personne. La Commission européenne, roseau habile, souhaite prendre la main sur cette contestation européenne, très hétérogène, à la fois porteur d’espoirs nouveaux tout comme de relents fâcheux. Et il faut que reconnaître qu’elle prend (symboliquement, au vu du contenu) une petite longueur d’avance sur notre gauche, qu’elle soit contestataire, internationaliste ou souverainiste parce qu’elle cherche le narratif à venir, au-delà du mécano institutionnel de la transition. Parallèlement à l’indispensable (mais parfois byzantin) débat sur les mécanismes de transition, qui vont articuler le rapport de force, peut-être nous revient-il aussi de formuler, de mieux raconter les finalités de l’Europe que nous voulons : quelles libertés, quelles protections, quelles ambitions ? Est-ce la forme des rapprochements sur le continent qui importe, ou la forme et la finalité des politiques publiques que nous souhaitons articuler, à différents degrés, sur une approche internationaliste ?

 

C’est une tâche à laquelle Chapitre2, en votre compagnie, souhaite contribuer dans les mois à venir.

 


 

 

[1] http://europa.eu/rapid/press-release_IP-17-385_fr.htm

[2] Cf. par exemple, François Denord et Antoine Schwartz, L’Europe sociale n’aura pas lieu,  Raison d’agir,  Paris, 2009.

[3] Parmi d’autres : Hervé Kempf, Comment les riches détruisent la planète, Editions du Seuil, Paris, 2007.